Blanzac-Porcheresse et ses environs

Parcours d'un Blanzacais peu ordinaire

Ses 81 printemps ne l'empêchent pas d'être toujours actif, Président de l'UNIRC Charente, toujours sportif (vélo), toujours l'esprit en éveil, curieux de tout, de toute forme de communication.

Il se plaît à dire que «l'expérience n'est que la lumière qui éclaire le chemin parcouru

Maxime Lisoir, est né à Chalais en 1930.

Il obtient le premier prix cantonal, son certificat d'étude à l'âge de 12 ans ainsi qu'un livret de Caisse d'Epargne avec un prix de 5 francs (cent sous) c'est le début de la fortune. Il est ensuite apprenti boulanger à Brossac.

Elevé avec rigueur, connaissant l'occupation, il raconte : « mon paternel avait décrété qu'il y avait en particulier 3 personnalités dans la commune qu'il fallait saluer en levant son béret, lorsqu'on croisait dans la rue : le Maire, l'Instituteur, le Curé ! ». ( un autre temps !)

Il est arrivé à Blanzac en 1947.

L'envie de s'engager le pousse à devancer l'appel à l'armée. Elève à l'école de sous officiers de Saumur, il part en Allemagne comme responsable des cantonnements et approvisionnement aux munitions. De son séjour, il revient profondément européen.

« Pardonner mais surtout ne pas oublier » deviendra sa devise."

A son retour , il se marie en 1954 à Claudine Bouvier et ils ouvrent une petite épicerie de 12 m2 rue Meilhaud.

Dans le même temps pour occuper les jeunes, il remonte le club de foot, (1957) avec l'aide de Mrs Jean Jardry et Emilien Tardat, alors Maire de Blanzac, qui le soutient en votant une subvention pour payer la dette du club alors en sommeil.

Sa petite épicerie ne suffisant plus, il aménage en face du cinéma la première supérette de Blanzac qui évoluera plus tard en Super U en face du crédit agricole duquel il fit partie en tant qu'administrateur pendant de nombreuses années. En parallèle, il s'investit dans la vie politique du village et se présente contre Jacques Périllat et Philipppe Arnaud.

Il est quand même élu et faisant partie du conseil municipal, il propose au budget une baisse de la taxe professionnelle (à l'époque, une des plus élevées du département, ce qui a provoqué le départ d'entreprises importantes) et la création d'une zone d'activités économiques à Blanzac. Devant le refus notoire (12 contre 3), il démissionne, ne pouvant cautionner des idées qu'il ne partage pas.

«Pour sortir le nez du guidon»

Déçu par la vie politique, il s'oriente vers la vie économique. A l'origine de la création d'une association des commerçants à Blanzac, il en sera président pendant 12 ans. Sa volonté de se projeter dans l'avenir le pousse à se présenter à la chambre de commerce d'Angoulême en 1980. Il y reste 21 ans et devient le premier président commerçant et non industriel (de 1992 à 1998).

Au cours de voyages en Ukraine, au Mexique, Canada, en Italie, Pologne, Hongrie, au Magreb, il représente notre culture et s'enrichit de contacts humains et d'échanges entre différents partenaires.

Parallèlement, un autre aspect de son engagement dans la vie publique se manifeste dans son investissement dans les pompiers où il reste 30 ans dont 12 ans en temps que chef de corps.

Il a été moniteur national de secourisme pendant 15 ans. Toujours dans le but de servir les autres il est parti prenante du comité des fêtes, organisant karting dans les rues de Blanzac, courses de vélo, les premiers lotos et les bals dans la salle de cinéma.

« Il faut s'engager et accepter des responsabilités pour faire quelque chose de sa vie ou alors tout simplement traverser l'existence en passant inaperçu ».